Carnet de voyages Islande

Sud de l’Islande: itinéraire détaillé de 10 jours

10 jours…
10 jours, c’est le temps dont je disposais pour m’imprégner à nouveau de toute la diversité de l’île; de Reykjavik, la culturelle, en passant par Stokkseyri, puis Vik, petite ville la plus au sud du pays, et le Jökulsárlón, plus à l’est. 10 jours. Seulement.
Et au cours d’une saison où la lumière ne se manifeste que pendant 5 heures, jongler entre prendre le temps et faire bon usage du temps a été un aspect ultra important. Une pseudo contrainte au final toute aussi exaltante que les paysages riches et variés auxquels j’ai pu goûter: les plages de sable noir, les glaciers majestueux et scintillants, les étendues enneigées, ou encore les intrigantes aurores boréales. Oui, la faible luminosité des journées et la dureté du climat ont su se faire oublier face à ce spectacle saisissant, avec en toile de fond, la solitude la plus perçante.
L’Islande, je sais que je vous l’ai déjà dit, mais on y va pour s’y perdre, s’isoler, se retrouver, se reconnecter, en particulier et en priorité avec la Terre.
Plus qu’un coup de cœur, cette destination est une révélation.

 

Mon itinéraire détaillé

Jour 1:
Arrivée en Islande en début de soirée
Installation à l’hôtel à Reykjavik
Soirée à Reykjavik du côté de la rue de Laugavegur

Jour 2:
Matin: Snorkelling dans la faille de Silfra
Après-midi: Visite du parc de Thingvellir, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO
Soir: chasse aux aurores boréales du côté de Selfoss
Nuit à Reykjavik

Jour 3:
Matin: Downtown Reykjavik, visite de la ville
Après-midi: Geysir et Gullfoss
Soir: diner au restaurant Tryggvaskáli à Selfoss qui est une véritable institution
Nuit à Stokkseyri

Jour 4:
Matin: cratère de Kerið, visite de la boutique Mosfell sur la route 35
Après-midi: Fontana Bath. Moins de foule qu’au Blue Lagoon et construit dans la tradition scandinave. Il y a différents bains de différentes températures, et également des saunas.
Soir: diner au restaurant Efstidalur où la vue se fait sur l’étable
Nuit à Stokkseyri

Jour 5:
Matin: Excursion à dos de cheval islandais autour de Selfoss
Après-midi: départ vers Skogar. Arrêt à Seljalandsfoss, Skogafoss et la plage de sable noir Sólheimasandur
Soir: diner à Vik
Nuit à Skógar

Jour 6:
Matin et après-midi: excursion sur le glacier Sólheimajökull
Nuit: chasse aux aurores boréales et retour à Skógar

Jour 7:

Matin: baignade dans la piscine chauffée de Seljavallalaug près de Skógar
Après-midi: départ pour le Jökulsárlón et Diamond Beach
Nuit au FossHotel planté au milieu de nulle part à 10 minutes du Jökulsárlón

Jour 8:
Matin: parc du Skaftafell
Après-midi: retour sur Reykjavik
Soirée: shopping du côté de la boutique traditionnelle Alafoss
Nuit à Reykjavik

Jour 9:
Matin: Blue Lagoon
Après-midi: excursion en mer avec Elding Adventures
Nuit à Keflavik

Jour 10:

Retour à Paris (ô rage! ô désespoir!)

 

L’Islande en bref

Il existe tout un tas de fun facts à propos de l’Islande. Par exemple que les Islandais n’ont pas de véritable nom de famille comme nous les connaissons. Les noms se composent du prénom du père ou de la mère suivi de «son» (fils) pour les garçons et «dóttir» (fille) pour les femmes. Ou encore qu’il n’existe aucun McDo sur l’île ou que les Islandais croient dur comme fer à l’existence d’elfes et de trolls se transformant en pierre aux premiers rayons du soleil. Et des anecdotes de ce genre j’en ai à la pelle.

Mais là n’est pas vraiment le propos.
Non, le but est de vous offrir de manière synthétique une approche pratique du pays; comme ça, avant de vous retrouver parachutée sur place vous saurez à quoi vous attendre de manière concrète en ce qui concerne votre budget, l’hébergement ou la nourriture.

Billets d’avion: en vous y prenant à l’avance, vous pourrez facilement trouver des vols directs Paris-Reykjavik à 250-350 euros par personne. Regardez du côté d’Icelandair, la compagnie régulière islandaise, ou bien de Wow Air, la compagnie low-cost. Les vols sont nombreux et le choix des horaires intéressants; ce qui vous permettra de maximiser au mieux votre séjour. Ce sont des vols moyens courrier donc si comme moi vous avez une trouille bleue de l’avion, sachez que votre châtiment ne durera que 3 heures.
Pas besoin de Visa quand on est Français pour les séjours inférieurs à 3 mois.

Budget: l’Islande, comme tous les pays du nord, est une destination très chère, autant se le dire franchement. Pour une dizaine de jours, comptez au minimum 1000-1200 euros.
La devise nationale est la couronne islandaise (ISK) uniquement achetable et vendable en Islande.
Un tel budget ne comprend rien de follement extravagant, juste le basique, à savoir l’hébergement, la nourriture, le transport et les activités. Il faudra également prévoir une partie équipement (je vous en parlais dans cet article) si vous n’avez pas encore tout ce qu’il faut sous la main. Je pense surtout à la parka, accessoire indispensable et non négligeable, par les glaciales journées d’hiver islandaises!!
Sachez également que vous pouvez demander en magasin un formulaire de remboursement des taxes dès lors que vous dépensez plus de 4000 ISK dans un même point de vente. La détaxe se fait à hauteur de 15%, et soit se faire à l’aéroport avant votre enregistrement.

Location de voiture: certains vous conseillerons les agences de location internationales, beaucoup d’autres les agences locales islandaises. Personnellement, même si je ne les ai pas choisies lors de mon dernier séjour, j’opte en faveur des agences de location internationales. Elles sont certes un peu plus chères sur le papier, mais au moins, à l’arrivée, on paye ce qui est affiché. Là, avec l’agence islandaise que nous avions choisie, on s’est retrouvés à devoir prendre une assurance de dernière minute quasi «obligatoire» (300 euros l’assurance, on adore) sauf si on justifiait d’un milliard de dollars sur son compte (bon j’exagère un peu sur la somme, mais bon vous voyez le topo). Et c’était soit ça, soit on perdait la location. Super comme entrée en matière, non?! Une belle arnaque qui m’a du coup refroidie, sachant qu’en plus il nous était interdit d’emprunter les F-roads; des routes sinueuses et jonchées de graviers qui permettent d’accéder à des chemins de traverse et de voir encore plus de choses exceptionnelles. Bref, ça a été le point noir.

Par contre ce que je vous recommande c’est de louer un 4×4, que vous ayez décidé de rester sur la route principale ou non. Surtout j’ai même envie de vous dire. En cas de verglas, de pluie ou de tempête de neige, se mettre en quatre roues motrices vous apportera une meilleure adhérence sur la route. Et quand on sait qu’on y passe, beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps, autant vous dire que ce n’est pas du luxe!
L’essence est également chère en Islande; comptez 60 euros le plein… que vous ferez à peu près tous les deux jours.

En ce qui concerne les panneaux et panneaux routiers :

Inngangur veut dire « Entrée »
Útgangur veut dire « Sortie »
Opið veut dire « Ouvert »
Lokað veut dire « Fermé »
Bannað veut dire « Interdit »
Snyrting veut dire « Toilettes »

Pour consulter l’état des routes: www.vegagerdin.is ou 1777 par téléphone
Pour consulter le temps: www.vedur.is
Et en cas de pépin: 112 (par ailleurs, l’indicatif téléphonique du pays est le +354)


Hébergement: l’offre est assez large: hôtels, fermes, Airbnb, auberge de jeunesse… et en été, camping. Bref, il y a de quoi faire. En hiver les prix sont un peu moins élevés qu’à la belle saison. Suivant l’endroit où vous vous trouverez, comptez à peu près 70-120 euros la nuit en chambre double. Ah et un autre conseil tant que j’y pense: pensez vraiment à réserver! On a beau dire que c’est la saison calme, qu’il y a moins de monde qu’en été blablabla, les hébergements sont néanmoins rapidement pris d’assaut!
Mon coup de cœur absolu aura été le FossHotel situé au beau milieu de nulle part à 10 minutes en voiture du Jökulsárlón. Toutes les chambres disposent de grandes baies vitrées ce qui est idéal pour regarder les aurores boréales depuis le confort de son lit.

Nourriture/Restauration: En Islande, on ne fait pas vraiment dans la demi-mesure. Soit vous avez des restaurants à la cuisine raffinée et exceptionnelle, mais surtout exceptionnellement chers. Soit c’est de la junk food à tous les coins de rue. Pour la petite histoire, l’un des restos les plus fréquentés est un food truck vendant des hot-dogs où apparemment Bill Clinton himself aurait acheté son déjeuner.
La vraie cuisine traditionnelle islandaise n’est pas des plus ragoûtante (requin faisandé, trippes…), mais quand elle est revisitée avec une touche moderne, on échappe allègrement à voir des espèces en voie d’extinction dans son assiette (baleine, requins, phoque, flétan), pour se délecter de langoustine, saumon et truite.

Si vous voulez vous faire un bon resto au moins une fois dans votre séjour, je vous conseille sans hésiter:
Old Iceland à Rekjavik
Tryggvaskáli à Selfoss

Sachez aussi qu’un des incontournables de la cuisine islandaise est le skyr; un yaourt crémeux servi en dessert et généralement accompagné de baies. Un vrai délice!

Souvenirs:
oubliez les bibelots, T-shirts (pas drôles) et tasses en tout genre. L’indispensable à ramener d’Islande est le Lopapeysur, un pull traditionnel fait en laine islandaise et tricoté main!

Avec le boom du tourisme ces quelques dernières années, de plus en plus de pulls sont fabriqués à la chaine en Chine avant d’être réimporté en Islande. Une aberration!
Pour vos achats, tournez-vous plutôt du côté des petits commerces locaux. Je pense en particulier aux boutiques Mosfell (sur la route 35, entre le croisement avec les routes 354 et 31) et Alafoss. En ce qui concerne Alafoss, vous y trouverez également une quantité astronomique de pelotes de laines de couleurs et matières diverses et variées, des aiguilles et des patrons. Le paradis pour les amoureuses de la laine et du tricot.

A lire: une saga islandaise (La saga d’Eybyggja ou encore La Saga de Gisli Sursson), ou la trilogie de Jón Kalman Stefánsson qui regroupe Entre ciel et terre, La tristesse des anges et Le cœur de l’homme.
Trois romans desquels se dégage une infinie poésie, où les mots sont lancés telles des flèches et nous transperce jusqu’au plus profond de notre être. On est touché par la vérité et l’authenticité qui se dégage des récits. Au fil des pages on se laisse bercer par ces liens d’amour, d’amitié, de dévotion qui unissent les Hommes; par cette lutte perpétuelle entre la vie et la mort dans une Islande du bout du monde, en pleine saison froide, lorsque le climat est plus âpre et plus rude que jamais. Combien de fois je me suis émerveillée face à la description si brute et si juste du paysage islandais, cet autre Homme.
Un chef d’œuvre plein de magie et d’humanité à mettre entre toutes les mains.

Quelques mots d’Islandais:
l’Islandais fait partie de la famille des langues germaniques. C’est une langue plutôt difficile, mais heureusement la plupart des locaux parlent anglais.

Pour le lexique de base, histoire d’éviter de passer pour une rustre, retenez que:
Halló veut dire « bonjour »
Bless veut dire « au revoir »
Takk veut dire « merci ».

Et pour comprendre plus facilement les noms de sites, sachez que ceux se terminant par :
á désignent des rivières,
fjall désignent des montagnes
foss désignent des chutes d’eau,
hver désignent des sources d’eau chaude
jökull désignent des glaciers
lón désignent des lagunes glacières
laug désignent des piscines
vatn désignent des lacs.

Et voilà, avec ce post mon carnet de voyage spécial Islande touche à sa fin. J’espère qu’il vous aura plu et donné envie de partir à la découverte de cette ile mystérieuse et envoûtante.
A bientôt !

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