Carnet mode

Wonderland x Taylor Swift

J’aime beaucoup découvrir de nouveaux magazines, en particulier lorsqu’ils sont orientés mode, lifestyle ou encore photographie.
L’un de mes derniers coups de cœur en date: Wonderland magazine.
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A l’instar de Tirade, c’est le genre de beau magazine qu’on collectionne, car il possède une forte dimension artistique.
Les photos, les éditos mode et beauté racontent à eux seuls une histoire. Sans un mot.
L’impact visuel fort se suffisant à lui seul. Tout ce que j’aime.

L’approche est moins commerciale que la presse traditionnelle.
Cela s’en ressent dans les interviews d’artistes (longueur de l’entretien, angle de l’interview), mais également dans le choix des dits artistes à interviewer. On est à contre-courant.
Et cerise sur le gâteau, la publicité se fait discrète au fil des pages, pour laisser place aux sublimes photos qui construisent ce bimestriel ultra frais aux savoureux accents underground et intello-artistique, délicieusement à contre-courant.

Et quoi de plus à contre-courant que cette couverture (Novembre/Décembre 2014) mettant en scène l’une de mes artistes favorites : Taylor Swift.

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Sous l’œil du célèbre photographe Thomas Whiteside, T-Swizzle nous offre un look d’inspiration masculine des plus réussies; loin de sa classique beauty signature: bouche carmin, épais trait d’eyeliner et mèche épaisse balayant son front.
Ici, la chanteuse américaine a le sourcil épais et broussailleux, la bouche rehaussée de baume teinté, les yeux nude légèrement irisés, de fausses taches de rousseur et le cheveu wet plaqué en arrière.

Très rétro. Très 80’s.
Voire, très Prada.

A moins que cela ne soit un énième clin d’œil à Harry Styles, son ex dont elle fait mention à plusieurs reprises dans son nouvel album « 1989 ».
« You got that long hair, slicked back, white t-shirt/And I got that good girl faith and a tight little skirt/And when we go crashing down, we come back every time./Cause we never go out of style/We never go out of style » Style, «1989».

Taylor arbore un look tantôt girl next door, proche de ses racines country, avec cette veste et cette chemise en popeline de lin Prada, toutes deux à surpiqures,
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tantôt une silhouette d’inspiration yéyé avec cette robe cocktail dans la veine des années 60, accessoirisée avec des ballerines pointues à talons.
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Coup de cœur pour ce look grunge des années 90, avec cette robe en maille ajourée Marc Jacobs.
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Et quand on lit l’interview, c’est une Taylor Swift plus mure, plus femme et plus affirmée que l’on découvre.

Féministe autoproclamée, elle n’hésite pas à parler sans langue de bois de la place des femmes dans l’industrie musicale, mais aussi de succès, de pouvoir et de réussite au féminin.
Sans avoir peur de s’exprimer sur ses chagrins d’amour, sur l’amitié, sur la famille, sur les haters avides de cyberintimidation, le tout avec une clairvoyance désarmante.
Gérant sa petite entreprise, évaluée à 64 millions de dollars, d’une main de maître, Taylor Swift, grâce à des textes ultra-personnels saupoudrés d’un sens de l’humour proche du cynisme, délicieux à souhait, et des beats entêtants, ultra-calibrés, est en train de devenir une icône.

Wonderland a su proposer un portrait affuté de cette artiste, aux antipodes de son image édulcorée.

Les reste du magazine est tout aussi hype.
On y découvre les portraits tout aussi addictifs d’Hedi Slimane ou encore Tinashe, l’interprète de 2 on.

Le tout est bien ficelé, agrémenté d’édito mode créatifs, source incommensurable d’inspiration, nous transportant vers un véritable pays des merveilles.

Wonderland magazine. Un conte de fées moderne.
Un bijou.

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