Carnet de voyages Italie

Je t’aime à l’italienne (Naples, Italie)

Jamais une ville que je m’apprêtais à visiter n’avait suscité autant d’embrasement de la part de mon entourage, que la ville de Naples, en Italie.

Napoli, la moche, Napoli la mafieuse, bref, Napoli la mal-aimée.
Sur certains points, on comprend vite pourquoi.
Les faits divers, qu’ils soient tragiques ou bien plus insolites (grève des éboueurs), le cinéma, avec des films comme Gomorra, témoignent avec une sombre vérité, ce quotidien rythmé et gangréné par la pègre.

Mais tout ça, je n’en avais pas autant mesuré l’ampleur au moment de booker mon vol.
Et puis surtout, vacances durement méritées oblige, pas le temps de me laisser influencer et déstabiliser par tout ça.
Selon moi, à part pour des régions qui souffrent d’instabilité politique, il est toujours bon de se faire sa propre opinion sur une destination.
Los Angeles, une ville que j’ai appris à aimer, possède elle aussi une sale réputation. Elle est trop ceci, trop cela, gnagnagni gnagnagna.
Aimer ou détester un lieu dépend pour beaucoup de la façon dont vous aimez voyager, et de ce que vous attendez d’un voyage.

Pour dédramatiser la situation, je me suis dit que Naples, dans le fond, ça reste l’Italie, l’Europe occidentale; en appliquant les règles de bon sens habituelles, et surtout en respectant les locaux et leurs coutumes, les choses devraient plutôt bien se passer. Et puis surtout, surtout, j’avais survécu à Mindelo lors de mon voyage au Cap-Vert.

Pour ma part, Napoli m’a surprise.

Naples, c’est l’Italie du Sud. Celle où le linge sèche aux balcons, où l’on se perd dans des ruelles étroites, à l’abri de la chaleur, où la peinture sur les façades des immeubles s’effrite. Pour certains c’est moche, pour ma part je dirais que c’est l’âme, le caractère de la ville.
Naples, c’est le genre de ville qui ne se laisse apprivoiser que difficilement.

Mais au-delà de ça, qu’on aime ou qu’on aime pas, je dirais qu’il faut arrêter avec certains clichés, surtout quand on est touriste. Non, les hommes ne se baladent pas en costard, arme à la main. Non ce n’est pas un lieu sans foi, ni loi.
Je ne m’y suis pas sentie plus en sécurité, ni moins qu’à Paris.
Oui, certains quartiers sont sales et dangereux. Non, toute la ville n’est pas jonchée d’ordures. Oui, les taxis tenteront de vous rouler et non, vous ne vous laisserez pas berner.
Oui, Naples est riche culinairement et culturellement.

J’ai pu y passer du bon temps. C’est ici que j’ai mangé l’un des meilleurs cannollo de ma vie et la meilleure pizza au monde (désolée Florence).

Un de mes instants préférés : me balader en soirée dans le quartier du Vomero. De là, on a pu dominer la ville et profiter d’un coucher de soleil somptueux avec en toile de fond le Vésuve.
Les Napolitains sont plutôt sympas. Les cotoyer, ça m’a fait un peu comme en Espagne ou aux Etats-Unis; certaines personnes pouvaient spontanément nous aider quand on galérait à trouver notre chemin. Allez savoir, est-ce que ce sont les gens qui sont vraiment sympas ou moi qui ai l’air d’une touriste plutôt sympa muahaha. Ça va, humour ^^.

Plus sérieusement, j’aime aussi les villes où on sent qu’il y a des locaux et pas juste une invasion de touristes. J’aime pouvoir voir comment ils vivent et c’est ce qui se passe à Naples.

Je n’ai pas eu le temps de tout voir, mais parmi les must-do et must-see, je vous conseillerais de visiter les souterrains de la ville, de passer par la Galleria Umberto, de vous perdre dans les ruelles du centre, de déambuler sur la Piazza del Plebiscito et de poursuivre votre découverte de la Campanie avec la côte amalfitaine (mon prochain post).

Je ne pense pas avoir une vision édulcorée de Napoli ; la mienne est juste différente de la « tendance » qui consiste à la détester. C’est une vision un peu moins tempérée vers le négatif. Ce n’est pas ma ville préférée, mais je conseille de la visiter.

Clairement, une ombre contrôle cette ville.
Je ne suis pas spécialiste, mais, à l’heure actuelle des choses, je ne pense pas qu’en tant que touristes, cette organisation se préoccupe de nous. La chose à laquelle j’aurais pu me confronter, c’est de la petite délinquance, qu’on retrouve somme toute, dans tous les pays.

L’une de mes mises en garde est de vraiment respecter les codes sur place, en particulier celui pour garer sa voiture. A Naples, existent des parcs-mètres «humains». En gros, des hommes sont postés dans certaines rues et vous disent où vous garer ou, si vous le pouvez. Il faut les payer ; plaisant ou non, ça vous permet surtout de retrouver votre véhicule en un seul morceau.
Perso, dès le départ on avait préféré se passer d’une voiture sur Naples. La ville se visite plutôt bien à pieds ou en transports en commun. Une très bonne chose, quand on voit que les Napolitains ont une vision plutôt approximative du code de la route ^^.

Et vous, avez-vous déjà visité Naples ? Qu’en avez-vous pensé?

 

Look du post:

Robe: American Apparel (similaire ici ou ici)
Chaussures: Forever 21 (similaires ici)
Chapeau: Lack of Color (similaire ici)

Lunettes: Dior

im1xxl

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1 Comment

  • Reply
    deltreylicious
    7 septembre 2015 at 13:31

    Jolie tenue !!!
    Deltreylicious

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