Shoshone Inn – Les carnets d'Aurélia
Carnet de voyages Etats-Unis

Shoshone Inn

Maillot de bain: Asos
Robe de plage: Ebay (équivalent ici)
Sandales: Texto

 

Traverser Death Valley c’est passer par tout un tas d’émotions, en un laps de temps réduit:

L’excitation : « Yeaaaah ! Road Trip dans le désert »
La pseudo décontraction : « C’est super tous ces grands espaces ! Personne sur la route, pas de risque de bouchons hehe (traduction intérieure : c’est flippant quand même) »
L’émerveillement : « WTF, ces couleurs, ces paysages, c’est juste irréel, on fait des photos ? »
La subite crise de parano (quoique, quelque peu fondée) : « Ah non, je ne sors pas de la voiture ! Ma main à couper que ça grouille de serpents par ici ! »
L’émerveillement² : « Wow ! Juste WOW. Comment certaines personnes peuvent ne pas aimer les Etats-Unis ?! »
Le doute : « On fait QUOI concrètement si on tombe en panne »
L’émerveillement x l’émerveillement : (indescriptible)
L’angoisse²: « C’est moi ou la voiture fait un bruit chelou ?! »
La peur: « Il commence à faire nuit, j’ai faim et on va dormir où ?! Y’a vraiment rien dans ce foutu désert ! » (Je vous invite vivement à relever toute l’intelligence de cette dernière phrase ^^)

Sauf que, grâce à un hasard providentiel, le milieu de nulle part nous a hébergé.
Merci Shoshone !
Mon meilleur souvenir : tout était parfait.
Plantée là sur la route 178, la ville de Shoshone se résume à un restaurant, un hôtel, une station-service, une poste, une pseudo école, une épicerie, et puis c’est tout ; le tout réparti des deux côtés de la route.
Mais au-delà de cela cette ville nous a offert quelque chose que Vegas n’a pas su : de l’authenticité et une escale hors du temps.

Par la puissance du décor méga rustique, je me suis véritablement cru à l’époque de la ruée vers l’or.
Je n’avais pas aussi bien mangé aux États-Unis depuis mon arrivée. Du burger aux french toast, tout avait un goût meilleur. Mention spéciale au personnel, chaleureux et accueillant.
Et, le summum du summum, la piscine en plein air. Rustique elle aussi, mais who cares?

Alors certes, il y avait toujours une légère pointe d’angoisse, notamment au moment de dormir (« et si un psychopathe venait avec une hache en plein milieu de la nuit, comme dans les films ?! »), mais le sentiment d’être libre au milieu de cette immensité, de vivre quelque chose d’aussi fort et d’aussi beau n’en a fait qu’une bouchée.

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