Le diabète, aux autres oui, mais pas à moi? – Les carnets d'Aurélia
Inspirations & Humeurs

Le diabète, aux autres oui, mais pas à moi?

Je ne pense pas faire erreur quand je dis qu’on a tous plus ou moins connu une période dans notre vie où on s’est cru invincible, intouchable. Par l’action des autres, mais aussi par la maladie. J’ai pendant un certain temps, fait partie de ce groupe d’individus-là.
J’entendais le nom de toutes sortes de pathologies, de leurs risques associés, des mesures préventives, sans jamais vraiment me sentir concernée. Tout simplement parce que m’arriver à moi, non; aux autres oui. Et puis un jour on te dit que tel membre de ta famille a le diabète. Et on te le dit avec ce genre de regard qui sans être totalement alarmant, laisse planer quelque chose d’assez troublant, encore plus quand on commence à évoquer l’hérédité, mais aussi les risques qui y sont liés. Infarctus, insuffisance rénale, voire même cécité.
Aux autres oui, mais pas à moi. Vraiment?

Alors forcément, notre façon de voir les choses change. On commence à se renseigner sur les mesures préventives, mais aussi sur la façon dont on pourrait apprendre à vivre le jour où il pourrait s’avérer que l’on est atteint de la même maladie. Notre façon de voir les choses continue à changer également le jour où des amies se confient sur leur diabète gestationnel. Un diabète qui apparait et disparait, dans le meilleur des cas, après l’accouchement. Alors là encore, on prend pleinement conscience de l’enfer qui entoure le diabète. Et on se rend compte qu’on n’est pas si invincible et si intouchable. Aux autres, oui et possiblement à moi aussi.

Alors en cette semaine nationale de prévention du diabète (du 1er au 8 juin 2018), lancée à l’initiative de la Fédération Française des Diabétiques, je ne pouvais manquer de vous sensibiliser à votre tour à cette cause.
Globalement, dans les médias, on nous parle peu du diabète, des différents types, et surtout on nous apporte que peu de réponses claires et concrètes quant à la prévention de celui-ci ; en particulier du diabète type 2 (forme de diabète qui survient souvent chez l’adulte et se caractérise par sa non insulino-dépendance).
On nous parle parfois de diabète, mais on ne nous sensibilise pas à réaliser le plus tôt possible un test de prédisposition à la maladie. Parce que le diabète peut être silencieux pendant des années avant d’être découvert un peu par hasard. Et une meilleure connaissance permettrait une meilleure prise en charge. Car bien qu’il s’agisse d’une maladie non curable, il est néanmoins possible de vivre de manière correcte avec du diabète.

En matière de prévention, certes on entend souvent qu’il faut manger équilibrer (d’ailleurs pour prévenir quantité d’autres pathologies). On nous dit qu’il faut manger plus de fruits et de légumes, mais il serait peut-être bien de commencer dès le plus jeune âge à éduquer les générations futures en ce sens. Proposer des ateliers de cuisine pour apprendre à mieux cuisiner et manger par exemple. On nous dit qu’il faut manger équilibré, oui, mais avez-vous remarqué que lorsqu’on décide de manger dehors, c’est souvent plus compliqué qu’il n’y parait. Bien souvent aller au restaurant équivaut à manger des plats riches en sauces, en graisse et en sucres. Alors en fait, on apprend réellement à manger équilibré que quand on n’a plus vraiment le choix.

Alors oui, en cette semaine nationale de prévention du diabète, je ne pourrais que trop vous conseiller de revoir votre rapport au sucre, lorsque consommé en excès, à exercer régulièrement une activité sportive et puis surtout, à manger équilibré.
Concrètement ça se traduit comment? Ça se traduit par moins d’aliments transformés industriellement; moins de sucre, en particulier le sucre blanc; moins de viande et d’aliments provenant d’animaux (lait, œufs) et puis surtout, plus de légumes et de fruits. L’avocat, riche en fibres solubles est par exemple excellent en prévention du diabète et de l’excès de cholestérol, mais aussi le citron qui permet d’abaisser l’indice glycémique de ses repas.

Si vous voulez plus de conseils, vous tenir informés, voire même apporter votre contribution, et soumettre des idées (pour ma part, je souhaite que les produits transformés avec sucres ajoutés soient soumis à une taxe spéciale; des repas complets adaptés aux enfants diabétiques, afin que personne ne se sente continuellement différent; ou encore, que dans l’on sensibilise plus largement la population à consommer une alimentation riche en plantes, et à réduire son apport en viandes et en protéines animales), je vous invite à visiter le site  “Les États Généraux du Diabète et des Diabétiques”.
C’est un excellent site si vous vous sentez concerné de près ou de loin par la maladie. Et comme je vous le disais, au final, on l’est tous un peu. Bonne semaine et surtout, prenez soin de vous !

Article sponsorisé, rédigé pour lutter contre le diabète.

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