Carnet de voyages Islande

Islande, la route du sud

«Tes pieds t’emmèneront là où se trouve ton cœur»
Proverbe chinois

Il existe certaines destinations où on ne va pas qu’une seule fois. Des destinations où ne faire qu’un seul et unique voyage ne semble pas suffisant; aussi long soit-il.
Des lieux qu’on souhaite connaitre dans les moindres détails et par toute saison.
Alors, on y retourne inlassablement.
Pour ma part, l’Islande fait partie de ces destinations-là.

Cette île atypique exerce sur moi le plus troublant des magnétismes. Je m’y sens comme à la maison; c’est là où se trouve mon cœur. Tout simplement parce que l’Islande m’a fait vivre le plus beau des voyages intérieurs. Celui qui a du sens et qui continue même une fois terminé.
Oui, ce pays d’où je ne viens pas, c’est chez moi. J’aime la mélancolie de ses paysages gris et enneigés ainsi que son atmosphère tranchante comme la lame.
C’est d’ailleurs assez fascinant d’avoir ce fort sentiment d’attachement pour une terre qui semble n’avoir rien de terrestre, et qui parait toute droit sortie d’une autre galaxie.

Alors, pour ce nouveau séjour, je ne pouvais me contenter une nouvelle fois d’aussi peu d’Islande; j’avais envie de pousser un peu plus loin que Reykjavik et le Cercle d’Or. Il me fallait plus d’Islande; vraiment plus! Mais où aller? Quelle région explorer cette fois? Le nord, le sud, l’est, l’ouest? Il était nécessaire de déterminer et de délimiter les limites de ce voyage. Aussi, j’ai préféré voir petit, ne pas me mettre en tête de faire coûte que coûte le tour de l’île, car je n’avais pas envie de rusher. Je voulais prendre mon temps. Revenir à un endroit si je le voulais, m’arrêter plus longuement à un autre, si encore, c’est ce que je le voulais.
Pour répondre à la question, et savoir où aller, il a fallu composer avec différentes contraintes; celle de la saison (dans mon cas l’hiver, ce qui élimine certaines régions, comme les vallées secrètes de Thorsmörk) et celle du temps passé sur place (10 jours).
Ce n’est qu’après avoir couché sur papier ce que j’avais envie de faire et voir, que le sud est apparu comme une évidence. Cette partie de l’île relativement accessible en hiver regorge de choses à faire et à voir. Ce sont donc mes envies du moment qui ont donné le LA à ce séjour. Un séjour où j’ai choisi délibérément de ne pas aller plus loin que le Jökulsárlón, histoire de prendre mon temps, et d’avoir de bonnes raisons de revenir l’année prochaine ^^.

 

Les glaciers et volcans

Il m’était inconcevable de retourner en Islande sans effleurer de près cet élément phare du paysage islandais. Les glaciers et les volcans ne font pas partis du décor, ils sont le décor. L’Islande, dans sa totalité, est lacérée par de hautes montagnes. Ici, l’activité volcanique n’a de cesse. De nombreux volcans actifs sont enfouis sous d’épaisses couches de glace. Le feu et la glace, la cohabitation de l’extrême. C’est tout aussi extrême et phénoménal d’ailleurs quand un de ces diables se réveille. Eyjafjallajökull, vous vous rappelez?! Ce coquin qui a pris tout le monde de court en mars 2010, et qui nous a prouvé que nous n’étions véritablement rien face à la colère de la nature.
L’Islande, est une île offrant ainsi un panorama aux accents multiples: ample, escarpé, menaçant, envoûtant et violent.
Alors parmi toute cette profusion de richesses blanches et rougeoyantes, je vous conseille en priorité:

Kerid; il s’agit d’un cratère volcanique désormais occupé par un lac. C’est sans doute l’un des cratères les plus photographiés d’Islande. En hiver, sa beauté est décuplée! L’eau se pare de reflets bleus profonds contrastants avec le blanc scintillant de la neige. Le meilleur moment pour s’y rendre est après avoir visité le Cercle d’Or. Kerid se situe sur la route 35.
Sur place, il faudra vous acquitter d’un droit d’entrée. Il existe plusieurs axes de randonnée: un en hauteur, qui vous permet de contempler de haut le lac et un autre qui descend et vous permet de l’admirer de plus près. C’est tout simplement divin.

explorer le volcan Thrihnukagigur; point de départ pour un voyage au centre de la Terre. Explorer une chambre magmatique est un phénomène en soit. On pénètre là où, à un moment donné, le magma liquide s’est échappé des profondeurs de la Terre. C’est en quelque sorte le cœur du volcan. Accompagnées de guides vous pourrez ainsi explorer les entrailles de notre planète, admirer de plus près une partie du magma devenu dur et froid, ainsi que quantité de roches volcaniques. Puissant! Si je n’ai pas eu le temps de m’adonner moi-même à cette activité (ce n’est que partie remise), c’est quelque chose que je vous recommande fortement de faire.

contempler des orgues basaltiques, témoignages puissants et poétiques d’éruptions volcaniques passées. Mes deux lieux préférés pour observer des orgues basaltiques sont à la cascade de Svartifoss (dans le parc du Skaftafell) et aux abords de la plage de sable noir de Reynisdrangar, près de Vik.

visiter une grotte de glace; pour vivre l’expérience, il faudra vous rendre du côté du Vatnajökull. C’est la troisième plus vaste calotte glacière du monde après celles des pôles. Le Vatnajökull abrite un monde en soi. Et parmi lui, des grottes de glaces. Elles ne se forment qu’en hiver, saison où il est possible de les visiter plutôt sereinement. À l’intérieur, attendez-vous à être subjuguées par un camaïeu de bleus des plus hypnotiques. Ces constructions naturelles éphémères laissent sans voix quiconque y pénétrera. C’est un peu l’activité incontournable à faire en hiver, attendez-vous donc à voir du monde, pas mal de monde même.


marcher sur un glacier; c’est l’autre activité incontournable à faire en hiver. Nous nous sommes rendus du côté du Sólheimajökull. Cela signifie littéralement «le glacier où vit le soleil». Et c’est vrai qu’il faisait beau quand on a entrepris notre randonnée sur le Sólheimajökull.
Le soleil nous a accompagné tout le long, rendant plus scintillante la glace translucide sur laquelle nous avancions, et plus douce cette répréhensible alliance du bleu de la glace et du noir de la cendre. Celui qui doute que sous la glace se cache le feu, ne peut bien longtemps camper sur ses positions quand on aperçoit çà et là des vagues noires emprisonnées dans le glacier. Elles sont le témoignage le plus évident de précédentes éruptions. Et le Sólheimajökull en a connu beaucoup des éruptions: environ deux par siècles, nous a dit notre guide Olaf. Il faut dire que le glacier est posé non loin du volcan Katla, un volcan très actif qui n’est pas entré en éruption depuis 1918. Katla est tout bonnement en retard. Mais si Katla décidait de se réveiller, nous aurions quelques heures, entre deux et cinq, pour évacuer les lieux, nous précise encore Olaf, plutôt en paix avec la situation. Deux à cinq heures seulement, c’est le temps nécessaire à un volcan islandais en colère pour percer 7 km d’épaisseur de glace! Et pourtant, quand on marche sur le Sólheimajökull, le temps est si ensoleillé, le paysage si enchanté qu’on a du mal à croire que cette nature peut vraiment nous faire mal. Mais il suffit d’une bourrasque de vent un peu trop violente et de bords un peu trop abruptes, pour nous rappeler la dangerosité des lieux.
Dangereux mais si fragiles à la fois. En près de 20 ans, Sólheimajökull a perdu près de trois bons kilomètres de glace. Et d’année en année il s’affaisse. Satané réchauffement climatique…

Jökulsárlón; c’est une splendide lagune glacière, ayant servi de décor à de nombreux films, qui s’est formée suite à la fonte d’une des ramifications du glacier Vatnajökull. Quantités de petits icebergs, au bleu aussi luminescent qu’énigmatique, dérivent jusqu’à l’océan, plus ou moins lentement, plus ou moins avec retentissement. C’est une véritable œuvre d’art en plein air. Certains iront s’échouer sur la plage de sable noir toute proche, offrant ainsi un contraste des plus dramatiques et surnaturels. Cette plage porte le nom de Diamond Beach.

C’est beau et poétique. Alors on reste là, confortablement assis sur un bloc de glace à regarder ce spectacle et à observer les phoques jouer et se précipiter vers le large. On refait le monde au bord d’une plage parsemée de diamants de glace. Les yeux ne savent plus vraiment où se poser tant cette vision est merveilleuse. Sans aucun doute l’une des plages les plus riches au monde qu’il m’ait été donné à voir (oui, oui je m’essaye à une blague bien pourrie^^).
Pour plus de confidentialité, il y a aussi la lagune glacière Fjallsárlón.




 

Les plages de sable noir à Vik

Sur la côte sud, l’Islande offre la promesse de plages au sable aussi sombre que la nuit.
D’aussi loin que je me souvienne, ce type de plage a toujours eu ma préférence. Noircies par l’activité volcanique, elles ont le mérite d’être beaucoup plus originales et saisissantes que les traditionnelles plages de carte postale. Les premières et seules que j’ai toujours connu sont celles du Carbet en Martinique, qui étaient pour moi la plus belle récompense suite à une ascension de la Montagne Pelée, et le temps fort le plus attendu de chacun de mes séjours.

Ici, en Islande, le noir du sable est encore plus profond. Il devient hypnotique et envoûtant lorsque le blanc de l’écume des vagues s’y répand avec fracas. Il faut d’ailleurs prendre garde aux vagues et ne pas s’en approcher de trop près car certaines ont parfois été si violentes qu’elles ont emporté au large des visiteurs un peu trop téméraires.

Reynisfjara est le nom de la plage. Au large, les éperons Reynisdrangar surgissant de la mer, ajoutent une touche de mystère; la légende dit qu’il s’agit de deux trolls qui se transforment en pierre aux premiers rayons du soleil. La plage est également parsemée d’imposantes colonnes basaltiques.
Oui, La plage de sable noir à Vik est un incontournable de la côte sud islandaise, et il s’agit d’un de mes coup de cœur.

Et qui dit Vik, dit aussi carcasse d’un avion DC3 de l’US Navy. Ce dernier s’est crashé sur la plage de Sólheimasandur, située non loin, il y a plusieurs années de ça. Le site se situe près de la route 1, non loin du glacier Sólheimajökull. Il y a un embranchement sur la route où quantités de voitures sont régulièrement parquées.  Une fois le parking quitté, attendez-vous à une bonne marche sur un sol des plus rocailleux, avant de trouver l’avion; près de 40 minutes quand même, alors un conseil, anticipez le coucher du soleil!

Pour la petite histoire, il s’agit d’un avion ayant été précipité délibérément sur la plage suite à un problème de carburant. L’avion devait se rendre à Keflavik, là où en pleine Guerre Froide, l’US Navy disposait de bases militaires. La carcasse de l’avion est restée là depuis tout ce temps, offerte au vent constant, qui s’engouffre dans la carlingue et ressort par le nez de l’avion. Ça grince, des bouts de tôles s’agitent, et nous, on était là, au milieu de tout ça, on regardait ce morceau d’histoire avec des yeux d’enfants. Aux alentours, rien: pas d’habitations, pas d’animaux, pas d’arbres. Rien que le vent et cette image de désolation d’un avion écrasé et abandonné.

Coordonnées GPS de la carcasse de l’avion: 63.459523 -19.364618

Coordonnées GPS du début de la piste: 63.491275, -19.363030


Les sources d’eau chaude

Quoi de plus improbable et insolite pour nous touristes que de nous baigner dans une eau chauffée à plus de 30°C, pendant que la température extérieure flirte avec les 0°C, le tout, dans un décor lunaire et désolé?

Se baigner dans des sources d’eau chaude est un moment que l’on anticipe longuement avant sa venue en Islande. Et cette année je ne souhaitais pas m’en tenir qu’au Blue Lagoon, je voulais goûter aux sources d’eau chaude de manière un peu plus archaïque, plus authentique. La côte sud regorge de quantité de hot pots. Parmi les incontournables à tester en hiver je vous recommande:

le Fontana Bath; plus confidentiel et plus authentique que le Blue Lagoon, le Fontana Bath dispose de plusieurs bains chauds de différentes températures. Ouvert sur un lac, il est également possible de piquer une tête dans l’eau glaciale afin de se rafraichir. Le complexe dispose d’un sauna lui aussi chauffé grâce à la vapeur des geysers environnants; d’où la forte odeur de soufre.

Coordonnées GPS: N64° 12′ 52.928″ W20° 43′ 48.447″

Rjúpnabrekkur; c’est un ruisseau qui se situe non loin de la ville de Hveragerði. C’est un peu la récompense du trek de 8km avec dénivelé qu’il est possible de réaliser. Non loin, il y a une source d’eau chaude qui sort des entrailles de la Terre à près de 100°C. Trop chaude pur y piquer une tête ce n’est que lorsqu’elle rencontre une source d’eau froide, créant une sorte de piscine naturelle, qu’il devient possible de s’y baigner. La température de l’eau avoisine avec les 34°C. Une pause en pleine nature assez confidentielle et incroyablement dépaysante. C’est plutôt facile à trouver et bien balisé, mais soyez prudent tout de même!

Coordonnées GPS: 64° 1′ 0.0834″, -21° 13′ 55.6206″

Seljavallalaug; un coup de cœur! Il s’agit d’une piscine naturelle construite au creux des montagnes. Elle se situe non loin du village de Skogar. On y accède par la route 1 en empruntant la route 242 vers Seljavellir. Une fois sur le parking, empruntez à pied le chemin qui part vers la droite. Vous traverserez quelques cours d’eau et au bout de dix bonnes minutes de marche, dans un décor des plus pittoresques et des plus revigorants, vous déboucherez sur la piscine. Elle est alimentée par l’eau qui coule directement de la montagne. En comparaison avec d’autres sources d’eau chaude, l’eau est fraiche, environ 26°C. Allez-y tôt le matin ou plutôt tard le soir, car cette piscine lovée au creux de la montagne commence à se faire connaitre. Mais en dépit du monde c’est de loin la plus belle. Parce qu’elle se mérite et que le panorama est tout bonnement hallucinant.

Coordonnées GPS:  63°33’55.92″N  19°36’28.33″W


Les cascades

Des cascades en Islande il y en a pléthore, on en trouve comme s’il en pleuvait, en particulier dans le sud de l’île, où elles savent surgir de nulle part, et vous alpaguent depuis le bord de la route principale. Il y a les plus connues, celles qui sont sur toutes les lèvres, qu’on soit déjà allé en Islande ou non, et puis, il y a les autres, celles dont on ne sait pas le nom, le saura-t-on un jour vraiment, mais qui forcent à s’arrêter. Alors on les photographie avec les yeux, longtemps, car on ne veut oublier aucun détail; cette nature figée par la neige et par le froid, cette source de vie qui jaillit en continu, vrombissante et effrénée. Et s’il y a bien un moment où il vaut mieux ne pas oublier ses crampons c’est maintenant, quand on souhaite s’approcher d’un peu plus près des chutes d’eau spectaculaires de l’Islande.

Petit tour d’horizon de mes préférées:

Svartifoss; la number one. Je vous le dis de suite, ce n’est pas la plus impressionnante, ni par sa force, ni par sa taille. Ce qui la rend exceptionnelle, à mes yeux, ce sont les orgues basaltiques qui l’encadrent, et qui semblent être prêtes à diffuser la plus extatique des mélodies à chaque passage du vent. Il se dégage quelque chose de poétique et de mystique en ce lieu. Un panorama unique et brut qui frappe l’esprit. On en viendrait presque à croire aux elfes et aux trolls tant le cadre est des plus oniriques. La marche pour y accéder n’est pas des plus aisées, surtout en hiver, où le trek enneigé, se transforme en lutte de tous les instants. Par moment, on est véritablement à flanc de montagne. On se retrouve à évoluer sur de la glace, à avancer péniblement, à être balancé par le vent, à se frotter au vertige de la chute. Et c’est aussi ça qui la rend plus belle, cette montée d’adrénaline qui précède le face à face.

Coordonnées GPS: 64°00’59.0″N 16°57’59.4″W




Gullfoss; l’une des plus vrombissantes. Je connaissais déjà Gullfoss, cette double cascade d’eau qui fait partie du célèbre «Cercle d’Or», mais pour tout vous dire, on ne s’en lasse pas. Il y a deux chemins avec un point de vue différent, qui permettent de la contempler. Bas ou haut, il faudra choisir votre camp!

Coordonnées GPS: N64°19.508 W20°07.794
Seljalandsfoss; c’est la seule cascade d’Islande dont on peut faire le tour. On peut, mais pas en hiver. À cette époque, tout est gelé. Les escaliers, les rampes, tout a été mis à mal par le gel. On se croirait propulsé dans un décor de la Reine des Neiges. Alors en hiver, ça glisse et ça pique, plus que ça ne mouille, car même équipée de crampons on serait folle de tenter le diable et de s’approcher plus que de raison du bord, mais qu’est-ce que c’est beau! On est figée face à tant de beauté.

Coordonnées GPS: N63° 36′ 54.714″ W19° 59′ 17.799″

Skógafoss; elle se situe près de SKogar, un petit village de 30 âmes. Cette chute d’eau vertigineuse est large de quelques 25 mètres et haute de 60. Elle aussi peut se contempler de deux points de vue différents. D’en bas, avec l’option douche intégrée, à cause des puissantes projections d’eau, ou bien d’en haut. De très haut. Candidats au vertige passez votre tour.
On accède au sommet de la cascade en empruntant des escaliers situés sur le côté. Ce chemin est aussi le début d’un trek uniquement réalisable à la belle saison.
Skógafoss est si puissante et majestueuse qu’on l’observe aisément depuis la route 1.

Coordonnées GPS: N63° 31′ 54.500″ W19° 30′ 43.187″



Les aurores boréales

J’en parle pratiquement en dernier mais les aurores boréales ont été l’une de mes principales motivations à voyager en Islande en hiver. Une fois de plus. Et je pense qu’une fois qu’on y a goûté, il est bien difficile d’en être sevrée. C’est un instant tout bonnement surnaturel quand le ciel commence à danser et à se parer de ces lumières fantasmatiques vertes. Oubliez les tours organisés, allez-y seuls; un tel spectacle de Mère Nature peut facilement s’apprécier sans payer. Alors en attendant de vous préparer un article plus détaillé sur ce phénomène (comment les observer et les photographier), je vous dirais dans les grandes lignes, qu’il faut une nuit noire sans nuages, qu’il faut être dans un lieu dégagé de toute pollution lumineuse et de regarder vers le nord.
Alors, si vous avez de la chance, le ciel se chargera d’une nébuleuse grise-blanchâtre, qui minute après minute se colorera, jusqu’à devenir une aurore dont l’intensité et la durée seront imprévisibles.

Stokkseyri, Skogar et le Jökulsárlón sont autant de lieu privilégiés où, dans des conditions optimales, il est facile d’observer des aurores boréales. Stokkseyri, ma ville coup de cœur, dispose d’ailleurs d’un angle de choix, puisque qu’il est possible de les attendre confortablement installée dans un hot pot. Mais chut, pour le coup je garde le lieu secret!

La faune

Bien que peu variée, il faut reconnaitre que la faune islandaise est d’une ineffable beauté. Certaines espèces animales ne sont observables qu’à la douce saison, c’est le cas des macareux moine, tandis que d’autres le sont tout au long de l’année, même en plein cœur de l’hiver.

les chevaux islandais; on en croise beaucoup le long de la route du sud. Plutôt amicaux, certains de ces chevaux n’ont pas hésité à s’approcher de moi alors que je prenais des photos du coucher de soleil depuis le bas-côté de la route. Je ne pouvais donc pas manquer cette fois de faire une balade à dos de ces chevaux trapus qui font partie intégrante de la vie islandaise. Parfaitement adaptés à la topographie et au climat du pays, au moment de l’hiver, qu’ils passeront majoritairement dehors, ils développent une robe plus longue et plus touffue qui les protègera de la rudesse du climat. De nombreuses écuries proposent différents types de randonnées, elles sont principalement installées dans les alentours de Selfoss et de Stokkseyri.

les renards arctiques; ces mammifères endémiques de l’Islande sont particulièrement difficiles à observer, notamment en hiver où leur pelage se fond avec le décor enneigé. Je n’en ai pas vu, et je ne désespère pas d’en voir un jour. Selon les dires de beaucoup d’Islandais, la région de Breiðamerkursandur, et celle du Thórsmörk, en particulier près du cottage Volcano Huts, offrent les meilleures chances d’en croiser.

les phoques; pour en apercevoir à coup sûr, direction le Jökulsárlón. Au cœur de la lagune glacière et des icebergs, il est facile de les voir nager, jouer, se reposer.

– les baleines et autres mammifères marins; généralement, ce sont les baleines de Minke (assez «petites») et les baleines à bosse qui sont les plus facilement observables en Islande. C’est la ville de Húsavík, au nord qui remporte la palme en termes d’observation de baleines. Pourtant, même plus au sud du pays, au départ du port de Reykjavik, les chances de rencontrer ces cétacés sont importantes. Pas systématiques, et encore moins prévisibles, mais elles existent. Si vous décidez de participez à un tour, je ne saurais que trop vous conseillez de passer par Elding, pour l’authenticité et l’éco-respect dont ils font preuve à l’égard de l’océan et des baleines.


La route

Parce qu’en Islande la route devient une attraction à part entière, il me tardait de parcourir des kilomètres et des kilomètres sur la route circulaire et principale de l’île. Des paysages grandioses, défilent à travers le pare-brise, pour mon plus grand bonheur, moi, amoureuse des grands espaces. Champs lunaires, cascades puissantes et vrombissantes, gigantesques glaciers scintillants, espaces verts, blizzard ondulant sur l’asphalte sont autant de merveilles qui viennent toquer à la vitre.

La route permet de réellement apprécier l’immensité de ce monde qui nous entoure. On dit l’Islande petite, minuscule, mais ce n’est véritablement que par la route qu’elle nous apparait immense et majestueuse, imprévisible et brute, diversifiée et fragile à la fois. Sur la route, on prend le temps de ralentir, de véritablement contempler ce qui nous fait face, de se déconnecter des réseaux et du monde d’Internet, pour se reconnecter à soi-même et à la nature.

Comment après tout ça, ne pas avoir envie d’en prendre encore plus plein les yeux et de découvrir d’autres facettes de l’île? Le nord, l’ouest, l’est ou encore les hautes terres?
L’Islande une fois qu’on y a goûté, c’est fini, on ne peut plus faire machine arrière, on est tout bonnement envoûté.







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6 Comments

  • Reply
    paulinementvotre
    16 janvier 2017 at 15:54

    wow, ces photos sont d’une beauté !
    je te découvre grâce à Hellocoton et je suis conquise ! Ton article est merveilleux et donne envie d’affréter tout de suite un avion pour l’Islande…
    à très vite (je mets bien au chaud ton blog dans mes favoris)
    pauline.

    • Reply
      Les Carnets d'Aurélia
      17 janvier 2017 at 11:47

      Hello Pauline, bienvenue alors!!
      Merci pour ton commentaire en tout cas! je te dis à bientôt pour plus de voyages en 2017!!
      bisous!

  • Reply
    Sarah Conte Philly
    16 janvier 2017 at 16:11

    C’est absolument MAGNIFIQUE! Si seulement j’étais un peu plus tolérante au froid!

    • Reply
      Les Carnets d'Aurélia
      17 janvier 2017 at 11:48

      <3
      merci merci!

  • Reply
    elisa
    17 janvier 2017 at 12:32

    Quelle beauté ! c’est drôle je me retrouve dans ta description, à dire que c’est un pays qui n’est pas le tien mais où tu te sens chez toi. c’est ce que j’ai ressenti aussi en y allant. il y a 3 ans. et ça me manque beaucoup. j’espère y revenir bientôt avec mon fils pour lui faire découvrir tout ça. cette sensation d’immensité et de calme. même les touristes je trouve qu’ils sont différents d’ailleurs, on ne croise pas le même type de voyageurs.

    • Reply
      Les Carnets d'Aurélia
      24 janvier 2017 at 01:14

      :-))
      il va adorer je pense!
      Oui les pays du froid n’attirent en général pas le même type de voyageurs, même si on sent qu’ils ont beaucoup changé en 7 ans et avec la grande expositions médiatique qu’à connu le pays suite à l’éruption de Eyjaf.
      J’ai moi aussi hâte d’y retourner même si c’était il y a quelques mois 🙂

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