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Séjour en Islande en hiver: je mets quoi dans ma valise?

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Je ne pense pas être la seule pour qui l’épreuve de la valise est une étape périlleuse. Pour un week-end passe encore. Mais pour un séjour plus long, ça devient compliqué. Qui plus est, quand on doit se rendre dans un pays où les habitants ont pour habitude de dire que «si le temps ne te plait pas, attends 5 minutes». Dire que le climat en Islande est changeant est un doux euphémisme. On peut passer du printemps à l’hiver et rétrograder à l’automne en un claquement de doigts.
Alors quand on part en road trip, où on a juste besoin de l’essentiel, du coup, on prend quoi?

Les vêtements indispensables

Tout d’abord il faut savoir qu’en dépit de sa latitude, le climat islandais n’est pas aussi rude qu’on pourrait le croire (-1°C à -3°C au pire de la saison; en fait c’est le vent qui peut rendre le tout fatal). Les conditions climatiques ne demandent donc pas un équipement aussi exigeant qu’en Arctique. En regardant bien dans son armoire on se rendra bien vite compte qu’avec les hivers qu’on peut connaitre chez nous (Europe continentale), on possède déjà la plupart de l’équipement nécessaire. C’est surement pour ça que je trouve qu’il est plus facile de préparer sa valise quand on visite l’Islande en hiver qu’en été. Parce qu’au fond, même s’il fait soleil, qu’on pourrait vraiment se croire en été, ça caille.

La meilleure parade que bon nombre d’entre nous avons trouvée pour passer ses journées au chaud, consiste à adapter l’une des sacro-saintes bases du style vestimentaire scandinave, à savoir le layering. Soit, la superposition de couches. Quand vous passez du chaud d’un restaurant ou de la voiture, au froid extérieur, et inversement, une bonne dizaine de fois par jour, ça vous permet d’enlever facilement et rapidement une couche et d’être à l’aise. Je ne jurais que par ça, et honnêtement, je n’ai pas eu à m’en plaindre.
La technique exige que les pièces les plus fines soient celles qui se trouvent le plus près du corps. Le choix des matières est également très important. Comme le but est d’avoir chaud tout en permettant à l’air de circuler, il vaut mieux se tourner vers des matières naturelles: laine, coton, cachemire, alpaca. Rien de plus insupportable que de se retrouver engoncée sous 3000 couches de vêtements avec la désagréable sensation de ne pas respirer.

Les hauts:

• des t-shirts techniques à manches longues. Ils sont conçus pour garder la chaleur. Personnellement je ne jure que par les Heattech d’Uniqlo, mais vous en trouverez aussi chez Nike et tous les grands équipementiers. C’est la première étape de l’opération layering. Ces vêtements seront à même la peau, donc soyez généreux au niveau des quantités.
• des pulls en laine. Pas plus de trois, parce que ça prend rapidement de la place dans la valise. A mettre par-dessus le t-shirt Heattech, c’est la deuxième couche.
• une ou deux polaires. Pour pouvoir alterner avec les pulls; mais aussi pour se créer une troisième couche les jours de grand froid. Par exemple si vous décidez d’aller dire bonjour à un glacier.

Les bas:

• des collants Heattech. Parce qu’honnêtement il me paraissait juste inconcevable de porter mon pantalon à même la peau. Avec ça, c’est double protection contre le froid. Et comme pour les t-shirts techniques, prévoyez-en une cargaison.
• plusieurs leggings de sport. Porter des jeans: impensable!! Le temps étant assez imprévisible, on n’est jamais à l’abri de se prendre des averses ou quelques flocons de neige; voire parfois un bon mélange des deux. Les jeans c’est du coton, ça prend facilement l’eau et pire ça ne sèche pas vite. Les leggings de sport, c’est tout le contraire; et puis niveau style ça passe quand même crème.
• un ou deux pantalons de de ski. Je vous les conseille surtout si vous faites des activités sur un glacier (escalade, visite de grotte de glace, trek…); la matière en nylon sera beaucoup plus adaptée. J’ai surtout utilisé le mien lors de notre randonnée sur le Sólheimajökull, et quelques autres fois, en troisième couche, quand il pleuvait et qu’il y avait énormément de vent.

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Un jean et une paire de chaussure de ville peuvent être recommandés si vous avez prévu de vous faire un restaurant ou une petite soirée détente.

Pour sortir je vous conseille, à Reykjavik:

Le Perlan, un restaurant tournant qui surplombe la ville et offre une vue à 360° de celle-ci;
Old Iceland, situé en plein centre-ville, pour son saumon ultra bon et pour y goûter le fameux Skyr(un yaourt typique islandais);
Höfnin, un excellent restaurant de fruits de mer près du port.

A Selfoss :
Le Tryggvaskáli, une véritable institution. Dans une ambiance de maison familiale on y découvre des mets raffinés et des desserts succulents. Mon coup de cœur absolu!!!

Le matériel photo et vidéo

En Islande on en prend plein les yeux, alors forcément on a envie d’immortaliser tout ça. Un iPhone peut très bien faire l’affaire, mais si vous avez vraiment envie de vous faire plaisir et de shooter à n’en plus finir le choix du matériel est à prendre en considération.

• un réflex. Full-frame de préférence pour de pures photos grand angle (Canon 6D, Canon 5D, Canon 1D – je suis #teamcanon désolée pour les autres). Certes ils sont très chers, mais avec eux au moins, c’est «what you see is what you get», contrairement aux boitiers APS-C, qui, peu importe l’objectif qu’on aura monté, auront tendance à zoomer la réalité. Pour mieux comprendre de quoi je parle: ce petit lien. N’oubliez pas de prendre un sac plastique et des élastiques, dans lequel vous envelopperez votre matériel et le protégerez tout en continuant à shooter, en cas de pluie fine ou près des cascades à cause des projections d’eau.
• des objectifs. Deux, c’est le mieux: un téléobjectif et un grand angle. Le téléobjectif vous servira pour prendre des photos rapprochées, d’animaux par exemple (il n’est pas impossible que vous croisiez des renards arctiques, des dauphins ou des baleines); le grand angle pour tout le reste. Le mieux est d’avoir une focale variable et une ouverture fixe. Comme je n’en ai pas, je me suis tournée vers la location. C’était la première fois et je dois dire que je renouvellerais l’expérience sans l’ombre d’un doute. Pour le coup je me suis fait vraiment plaisir en louant un 24-70mm f/2.8L!

Je me suis tournée vers le site objectif-location.fr dont Alexandre est l’interlocuteur principal. C’est très simple d’utilisation. Vous choisissez d’abord votre objectif, sa durée de location et la date à laquelle vous souhaiter le recevoir. Si c’est la première fois, il faudra s’enregistrer et fournir un certain nombre de documents officiels, type scan de votre pièce d’identité et justificatif de domicile (je vous conseille donc d’anticiper cette étape)! Vous recevez quelques jours avant la date indiquée votre petit caillou. Il ne vous reste plus qu’à en profiter. Pour le retourner, là encore c’est on ne peut plus simple. Il suffit de le replacer dans l’emballage d’origine, et de le renvoyer à l’adresse qui se trouve sur l’étiquette de retour, également est fournie. Impeccable!

• un trépied. Pour partir à la chasse aux aurores boréales ou photographier avec une longue vitesse d’exposition des cascades et tout autre type de paysages.
• un appareil photo qui va sous l’eau, si vous décidez de faire de la plongée ou du snorkelling dans la faille de Silfra (parc national du Thingvellir); ou bien, une pochette étanche pour votre portable, pour prendre quelques photos dans une des sources chaudes du pays.
• un drone, parce que l’Islande est toute aussi magnifique et grandiose vue d’en haut. Si vous ne me croyez pas, aller faire un tour sur le compte Instagram de Benjamin Hardman, un Islandais qui transcende son pays à chacun de ses clichés. Et parce qu’en Islande le vent ne blague pas, genre VRAIMENT PAS, investissez dans un Phantom. C’est le seul qui y résistera.
• des batteries en plus ainsi que des cartes SD.

Les accessoires

• une parka, qui devra vous protéger du froid, du vent, de la pluie et de la neige. Capuche obligatoire pour protéger du vent, et multi-poches parce que c’est mieux. North Face, Fjällraven, il existe une quantité de marques (regardez sur le site du Vieux Campeur, qui possède également des boutiques physiques, pour encore plus de marques de prix et de choix). Oui, ça reste un certain budget, mais s’il y a bien une chose à ne pas sous-estimer quand on va dans les pays du Nord c’est le choix de la parka.
• des chaussures de randonnée étanches.
• un bonnet en laine.
• un maillot de bain, voire deux, parce que: SOURCES D’EAU CHAUDE baby!!!
un sac à dos, pour avoir les mains libres et que le poids de ce que vous transportez soit également réparti. Un petit détail qui vaut son pesant d’or quand vous devrez évoluer dans des treks au chemin tout gelé.
• une poche étanche. Mon sac à dos n’étant pas déperlant, il absorbe gentiment toute l’eau quand il pleut. Du coup j’ai fait le choix d’emmener ma poche étanche pour mieux protéger mon réflex dans de telles situations (le coup du sac plastique dont je vous parlais plus haut, c’est uniquement lorsque vous souhaitez shooter et qu’il y a quelques gouttelettes dans l’air; c’est un système D connu de beaucoup de photographes). Je le glisse dans la poche, et je mets le tout dans mon sac; mon bébé est protégé.
• 2 paires de gants. Une paire tactile pour pouvoir bidouiller facilement mon matériel, et une autre qui protège beaucoup plus.
• un thermos, pour toujours avoir une boisson chaude dans la voiture.
• des chaufferettes mains pour vos mains ET vos téléphones. Avec le froid la batterie des téléphones a souvent tendance à lâcher.
• un cache-cou, mieux que l’écharpe!
• des crampons amovibles, parce qu’en hiver, n’importe quel chemin se transforme vite en patinoire. C’est encore plus vrai aux abords des cascades ! Vous me remercierez de ne pas avoir fait le Cercle d’Or sur les fesses!!!

Voilà dans les grandes lignes comment se composait ma valise. Et comme je vous le disais plus tôt, je n’ai vraiment pas eu à me plaindre du froid. J’ai pu profiter des paysages grandioses et photographier à loisir sans me soucier du temps.
Prévoyez beaucoup de stock, dans le cas des t-shirts et des collants Heattech. En plus, ça ne prend pas beaucoup de place dans la valise. La plupart des hôtels ou nous avons logé ne disposaient pas de service blanchisserie, il a donc fallu parfois improviser un lavage à la main et devoir faire sécher au plus vite.
Et si jamais, ô grand jamais, il vous manque un truc, vous trouverez toujours un petit quelque chose d’appoint du côté des marques islandaises 66°North, Icewear ou encore Geysir. Ils ont des boutiques à peu près partout (mais attention les prix!).
J’espère que ces quelques tuyaux vous auront aidé 😉

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